Patrick DUSSERT-GERBER MET A L'HONNEUR CETTE SEMAINE
LE DOMAINE DE CHEVALIER |
Sommet
Domaine de CHEVALIER
2006, 2005, 2004...l’aboutissement d’un long travail en amont |
 “Dans notre métier les choses sont inscrites dans le temps. Quand on reprend un vignoble, il faut savoir attendre le fruit de la terre. Au Domaine de Chevalier, nous avons dû replanter une grande partie du vignoble, 75% des vignes, ce qui est extrêmement rare dans un grand cru de Bordeaux. Cet investissement familial a été lourd, long, mais volontaire. Depuis le début des années 2000, le vignoble est en train de restituer ce qu’on lui a donné et les derniers millésimes sont d’un niveau qualitatif rarement atteint ici. Nous avons fait des choix, tant au niveau végétal au moment des plantations en choisissant avec précision les porte-greffes, qu’en sélectionnant les cépages adaptés aux différentes parcelles de terroirs en tenant compte des endroits un peu plus frais, de ceux qui sont plus près de la forêt... On a fait des drainages importants, choisi l’orientation des rangs, un investissement réel mais finalement, c’était mieux de replanter à une époque où l’on maîtrisait la connaissance viticole, ceux qui ont replanté dans les années 1960 n’ont pas eu cette chance.
Je dirige le Domaine de Chevalier depuis 1983 et je peux vraiment affirmer que les millésimes 2005 et 2004 sont les vins rouges les plus accomplis produits sur ce terroir. Il faut remonter aux années 1950 et 1960 pour voir des vins de cette structure. Cela correspond à une adéquation parfaite entre le végétal et un équipement matériel dont nous disposons et qu’il est rare de rencontrer dans d’autres propriétés. Nous avons la chance d’avoir quatre tables de tri, deux vibrantes et les deux autres où une vingtaine de personnes trient, grain par grain : les raisins sont ensuite acheminés par chariot élévateur dans les cuves pour respecter la gravité, ce qui est primordial pour conserver toutes les propriétés intrinsèques au raisin et donc ainsi l’amener en lui conservant tous ses atouts jusqu’à la vinification. Nous avons un respect total de la vendange, nous pratiquons des vinifications traditionnelles mais notre atout principal à Chevalier est d’effectuer de nombreux pigeages manuels et de pratiquer l’élevage sur lies avec un œnologue de qualité, Stéphane Derenoncourt. Cet élevage sur lies est plus délicat à mener mais il apporte tellement au vin... surtout ce côté soyeux, velouté, délicieux. Nous avons su créé une équipe de travail soudée et très professionnelle et nous sommes très attachés à la performance de nos vins et à notre réputation mondiale.
Le millésime 2006 était délicat et sûrement l’un des plus difficiles de ces dix dernières années à récolter et à vinifier. Grâce aux nombreux investissements réalisés sur la propriété, nous avons pu pourvoir à la qualité du vin, que ce soit de la vendange au cuvier. C’est dans des années comme celle là que le matériel et la réactivité sont des aides précieuses pour concourir à la qualité du vin, on s’est beaucoup battu ! Cela a été une année d’excès, en juillet il a fait trop chaud, en août trop froid, en septembre trop humide, du coup, nous avons vendangé très tard, vers la fin octobre, ce qui nous a donné de superbes Cabernets-Sauvignons, grâce à des choix cruciaux, quinous ont mis les nerfs à rude épreuve.
Le rouge 2005. Seuls les grands terroirs permettent à la vigne de puiser la quintessence nécessaire à l’expression minérale, noble et authentique d’un grand vin. Un climat d’exception pour un vin d’exception. La nature s’est exprimée, la vigne a réagi, l’homme a révélé... un vin rare, 2005, presque comme un rêve ! De couleur rouge-noir satiné, le nez est exubérant de fruits, réglisse et de senteurs balsamiques. En bouche, on est séduit par le velouté du Merlot, l’allure aristocratique du Cabernet-Sauvignon s’impose, l’intensité du Petit Verdot dynamise, le Cabernet franc lustre l’ensemble... Finale interminable. Le blanc 2005 développe un nez puissant d’agrumes mûr, une bouche intense et suave, un vin très prometteur.
Le rouge 2004 est d’un rouge très foncé, très puissant mais sans aucune agressivité, ce vin a une trame incroyable, avec des notes de fumé, vraiment un très grand vin, comme le blanc 2004, l’un des plus grands millésimes de Chevalier.” |
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NOS COUPS DE CŒUR DE LA SEMAINE
Château VILLEFRANCHE
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Très bien classé. L’une des plus anciennes propriétés du Sauternais, située sur le plateau du Haut-Barsac, à proximité du Ciron. Le vignoble (Sémillon, Sauvignon et Muscadelle) possède une grande variété de sols avec une prédominance argilo-calcaire. On apprécie donc ici ce beau Sauternes 2003, aux senteurs persistantes, avec des notes caractéristiques de tilleul et d’abricot, d’une belle ampleur, riche et complexe, très persistant. Le 2002, de bouche suave, tout en subtilité d’arômes, est de belle teinte dorée, aux nuances de fruits bien mûrs, d’une belle ampleur. Très beau 2001, riche et distingué à la fois, au nez persistant à dominante de fleurs blanches et de petits fruits secs, de bouche onctueuse et complexe (abricot confit). Goûtez le Graves rouge, de robe grenat soutenu, de bouche corsée, parfumé (framboise mûre), de belle charpente.
Benoit Guinabert
33720 Barsac Téléphone :05 56 27 05 77 Télécopie :05 56 27 33 02
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Château SAINTE-MARIE
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Une propriété familiale depuis 1830. Vignoble de 4,5 ha (65% de Merlot, 20% Cabernet-Sauvignon, 15% de Cabernet franc, vendanges et tri à la main, élevage en fûts de chêne neuf durant 18 à 24 mois). Vous aimerez comme nous ce Pomerol 2001, intense, épicé au nez, solide et structuré, de couleur profonde, avec cette bouche où prédominent le cassis bien mûr et le cuir.Le 2000, aux nuances de petits fruits des bois (framboise, groseille), est ample, puissant et savoureux, concentré et charnu, à dominante de rondeur, d’une longue finale et de belle évolution. Jacques Pelotier 41, avenue Georges Pompidou 33500 Libourne Téléphone :05 57 51 12 27 Télécopie :05 57 51 49 37 Email : jacques.pelotier@tiscali.fr
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Château HAUT-VILLET
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 Bien apprécié ce Saint-Émilion GC 2005, encore fermé, riche, parfumé, aux notes de griotte et d’épices, aux tanins équilibrés et mûrs, de bouche ample, un vin prometteur. Le 2004 commence à s’ouvrir, possédant son propre style, plus fin, aux tanins harmonieux et riches, charpenté, associant structure et velouté en bouche. Goûtez son Côtes-de-Castillon Château d’Arce 2004, de bouche classique, corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, très équilibré. Éric Lenormand Moulin Villet BP17 33330 Saint-Étienne-de-Lisse Téléphone :05 57 47 97 60 Télécopie :05 54 47 92 94 Email : elv@haut-villet.com |
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AU SOMMAIRE CETTE SEMAINE
A LIRE

CHATEAU LA GALIANE |
Le Château La Galiane doit son nom au Général Anglais "Galian" qui depuis
ce lieu commandait les troupes anglaises pendant l'occupation de l'Aquitaine
au XVe siècle. Exploitation familiale depuis plusieurs générations, sa
superficie de 5 hectares plantée de 50 % de Merlots, 45 % de Cabernets
Sauvignons et 5 % de Petits Verdots présente un parfait équilibre, très
classique et traditionnelle de l'appellation Margaux. Le vignoble est
réparti sur des croupes de fines graves. Cultivé de père en fils, les vins
de La Galiane ont une belle couleur rubis et sont finement bouquetés, très
harmonieux et suave en bouche avec des tanins fins et élégants, ces vins
possèdent une belle aptitude au vieillissement. Château Charmant possède
des ceps de vigne centenaires et le vignoble de 5 hectares est implanté sur
des croupes de fines graves à galets abondants et labouré. les vendanges
sont faites à la main, la cuvaison est longue afin d'extraire tous les
parfums et le vin est élevé en barriques durant 12 mois. Le Château Charmant
produit un vin coloré, aromatique, très complexe et élégant, parfaitement
équilibré, charpenté et souple à la fois qui s'épanouit superbement en
vieillissant. Christiane Renon 33460 Soussans Téléphone :05 57 88 35 27 Télécopie :05 57 88 70 59 Email : chateaulagaliane@vinsdusiecle.comSite : chateaulagaliane |
A VOIR EGALEMENT
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Le site de Patrick Dussert-Gerber |
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Aucune marge n'est prise sur les ventes |
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Le site de Millesimes |
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Une selection de Grands Vins |
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NOS AUTRES SITES THEMATIQUES
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CLASSEMENT MEDOC
MEDOC
Notre passion pour les vins du Médoc est ancienne, fidèle, et nous défendons la typicité. Un vrai Pauillac ne ressemble pas à un Saint-Julien, et il y a, par exemple, plusieurs styles de Margaux, selon des terroirs très spécifiques. Certains vins “confiturés”, sans âme ni vertu, font tort à la grande spécificitémédocaine. Ce qui compte, ce n’est pas le snobisme ni les cuvées “créées” pour avoir une bonne note dans une dégustation, mais les vins typés, à des prix justifiés, du plus grand au plus modeste, et des hommes et des femmes passionnés.
On comprend donc pourquoi l’exceptionnel rapport qualité-prix de plusieurs crus du Classement, explique leur place par rapport à d’autres crus plus connus (et souvent bien plus chers), voire par rapport à des cuvées “spéciales” ou “vins de garage”, généralement absents du Classement). Il faut donc tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand vin, intrinsèquement sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre vin, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix-plaisir est excellent. En Médoc, les exemples des belles affaires sont heureusement nombreux, dans toute la gamme, de nombreux grands vins méritant largement leur prix. On le voit à Margaux comme en Saint-Estèphe, à Saint-Julien comme en Haut-Médoc. |
PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS
CATEGORIE A
Priorité à la puissance |
LATOUR MOUTON-ROTHSCHILD MONTROSE CALON-SÉGUR GRAND-PUY-LACOSTE LYNCH-BAGES RAUZAN-SÉGLA
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DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS
TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS
CATEGORIE A
Priorité à la puissance |
BÉJAC-ROMELYS* COUDOT* (DUPLESSIS*) GRAVES DE LOIRAC* LAUGA* MOINES* TOUR DU GOUA* (CAPDET*) (PETIT BOCQ) (SÉRILHAN*) SIORAC* (TOUR DES TERMES) VIEUX GADET LE BEYAN* FERRÉ GALAN (LABADIE*) (LAULAN-DUCOS) REVERDI (SAINT-AUBIN*) BÉHÈRÉ (CARCANNIEUX) (ESTEAU*) LALANDE* LAVILLOTTE
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CATEGORIE B
Priorité à l'élégance |
BOIS DE ROC* GOBINAUD GRAND BRUN LE TEMPLE* TOUR MARCILLANET (HAUT-DURIEZ*) HAUT-BLAIGNAN* LACOMBE-NOAILLAC LARRIVAUX* MICALET TOUR CASTILLON LESTAGE* (LA BRANNE) DAVID* (GARANCE HAUT-GRENAT) (LOIRAC*) BELLEGRAVE DU POUJEAU* LA GORRE (LANESSAN) MOULIN ROUGE* (SÉNILHAC*)
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MEDOC
IMPORTANT : l’exceptionnel rapport qualité-prix de plusieurs crus de ce Classement, dans toutes les catégories, explique leur place par rapport à d’autres crus plus connus (et souvent bien plus chers), voire par rapport à des cuvées (très) “spéciales” (ou autres “vins de garage”) qui n’ont rien à voir avec l’entité du vignoble (généralement absentes de ce Classement) Il faut donc tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand vin, intrinsèquement sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre vin, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix-plaisir est excellent. Comme dans l’ensemble des autres Classements, cela ne remet bien entendu pas en cause le très haut niveau qualitatif du vin le plus réputé (et donc le plus cher). Il esiste également une hiérarchie interne à chaque catégorie, qui décline donc tout naturellement le Classement, les “Premiers” des Troisièmes Grands Vins Classés par exemple étant très proches de la catégorie supérieure.
Le but de ce Classement n’est donc pas de “comparer” tel ou tel cru, et encore moins telle ou telle appellation. C’est dans son appellation qu’il faut situer le Classement de tel ou tel vin, par rapport aux autres vins de sa même appellation. Chaque cru retenu possède son propre caractère et demande à être apprécié en tant que tel, sans faire une comparaison avec tel ou tel autre. Le seul fait d’être dans ce Classement (ouvert à tous) est un gage de qualité, et le rapport qualité-prix-typicité est le seul critère retenu. Les absents le sont généralement faute d’un nombre conséquent de millésimes dégustés ou n’ont pas (encore) été sélectionnés.
Ce Classement n’est pas statique, situe tel ou tel vin par rapport à des dégustations, et est donc régulièrement réactualisé. Il ne peut et ne doit pas être confondu ni comparé avec aucun autre classement, officiel ou non, qui emploierait le terme de “cru classé” ou “grand cru” ou “grand vin” ou n’importe quel autre terme, et ne remet bien sûr pas en cause un classement officiel existant, s’il en existe.
* Peut mériter mieux dans certains millésimes. Dans toutes les catégories, le cru peut alors parvenir à la tête de la sienne, voire passer dans une catégorie supérieure.
(--) Classement relatif à l'heure actuelle, qui devrait se confirmer, dans un sens comme dans l'autre, en fonction de l’évolution des prochains millésimes.
MONTROSE : les vins en “gras” sont ceux qui montent en grade par rapport à leur Classement de 1855.
GRAND-PUY-LACOSTE : les vins en “italique” sont ceux qui conservent la même place que leur Classement de 1855 (ou pratiquement).
FONBADET : ces vins n’étaient pas présents dans le Classement de 1855 des crus classés.
Catégorie A : priorité à la puissance. Grands vins colorés, concentrés, de garde (20 ans et plus), gras, tanniques, qui n’acquièrent leur finesse, leur souplesse, que dans le temps.
Catégorie B : priorité à l’élégance. Grands vins très aromatiques, fins, plus souples, plus fondus, qui se savourent plus facilement au bout de 10 ans, mais tiennent aussi la distance.
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