Patrick DUSSERT-GERBER MET A L'HONNEUR CETTE SEMAINE
LE GRAND CHARME DU CHATEAU CANTENAC |
Exceptionnel
Château CANTENAC
Nicole Roskam-Brunot, “femme du vin”, passionnée depuis toujours, a pris la suite de
son grand-père et de son père pour veiller avec passion sur les vignobles du Château Cantenac.
Elle est aujourd’hui secondée par son fils, Frans, ingénieur agronome et diplômé en œnologie. |
 “Je partage mon temps entre Château La Lauzette, un Cru Bourgeois de Listrac qui bénéficie d’un très joli terroir en croupes, et Château Cantenac, où je suis venu seconder ma mère pour maximiser au mieux le potentiel de la propriété familiale”, précise Frans Roskam. Très jeune, elle m’a transmis sa passion du vin et de nos terroirs. Notre but, à tous les deux, est d’adapter une viticulture plus pointue en pratiquant le travail en “vert”, la fertilisation, l’effeuillage... et le parcellaire. Nous avons la chance de posséder deux types de terroir : l’un est sablo-graveleux avec en profondeur des zones très graveleuses, idéal pour les millésimes précoces, c’est un terroir que l’on vendange pratiquement en même temps que Pomerol, et l’autre type de terroir, situé sur la butte de Cantenac, est composé d’argiles bleues, un type de sol que l’on retrouve dans beaucoup de vignobles de Pomerol, où s’épanouit merveilleusement le Merlot. Le dôme est très graveleux et les versants sont plus argileux, donc un terroir “mosaïque” qui apporte beaucoup de complexité au vin. Maman avait fait réaliser beaucoup de travaux de drainage et la vigne a toujours été très bien suivie. Je vinifie les vins avec, toujours à l’esprit, notre désir de laisser le terroir s’exprimer en priorité. Nous vendangeons à la main assez précocement pour garder de la fraîcheur au Merlot, la vinification est classique, les cuvaisons longues pour obtenir une expression aromatique forte, nous avons beaucoup de petites cuves cela nous permet d’isoler les parcelles dans le cuvier et d’ajuster la sélection par la suite. Nous élevons les vins en barriques (30% de fûts neufs pour Château Cantenac, 25% pour “Sélection Madame” et 50% pour “Climat”).
Actuellement, nous proposons le millésime 2004, très réussi, d’un beau classicisme, très équilibré et fin qui séduit par ses arômes de gelée de fruits noirs, de violette et d’épices, qui sont d’ailleurs des caractéristiques aromatiques typiques de notre terroir que l’on retrouve de façon quasi générale dans nos vins. Le millésime 2005 est exceptionnel, d’un bel équilibre, d’une grande puissance aromatique (fruits noirs comme la griotte, les épices), ample et bien structuré en bouche, d’une grande complexité, persistant, d’un beau potentiel de garde. Le millésime 2006 est distingué, de couleur rubis intense, au nez où dominent la groseille et les épices, tout en complexité aromatique, avec des tanins ronds et harmonieux, un vin qui allie ampleur et élégance.
Château Moulin de Grenet, l’autre propriété que nous avons en Lussac Saint-Émilion, donne des vins fruités, souples, aux notes de groseille, de jolie bouche.” |
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NOS COUPS DE CŒUR DE LA SEMAINE
PETRUS
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Il y a bien sûr ce grand et classique 2004, dans la lignée de ces sublimes 2001 et 99, envoûtants de délicatesse. Le 2000 est magistral, mariage subtil des épices, de la truffe et des fruits macérés, ample et solide, riche en couleur comme en structure, aux tanins très équilibrés, persistant, qui parvient à peine à maturité. Mon ami (de 30 ans) Jean-François Moueix est le propriétaire de ce cru mythique. Cultivant l’humour et la discrétion comme d’autres le snobisme et l’esbroufe, il poursuit une politique exemplaire, qualitative certes, mais aussi commerciale, puisque c’est lui, et lui seul, qui vend Petrus (le cas est unique ici), notamment au travers de sa prestigieuse maison Duclot, ou de ses nombreuses autres entreprises (boutiques l’Intendant et Badie à Bordeaux, Châteaux Cash & Carry en région parisienne…). On ne peut contester que Petrus fait partie de la petite poignée des plus grands vins rouges du monde, et des 3 ou 4 plus grands crus bordelais, à un prix lui aussi hors normes, certes. C’est l’archétype des grands crus où le terroir crée cette osmose exceptionnelle avec le cépage et les hommes et on comprend qu’il ne puisse qu’aiguiser la jalousie d’un bon nombre de producteurs médiatiques, libournais, médocains ou étrangers, qui ne peuvent, eux, faute de terroir et d’humilité, que se contenter de faire mariner à outrance leur vin dans des barriques en croyant qu’ils font une cuvée digne de ce nom… La surconcentration n’est pas un gage de grand vin et l’élevage abusif en fûts neufs non plus (Petrus n’en utilise que 50% en moyenne). Superficie : 11,4 hectares (95% Merlot, 5% Cabernet franc, argiles noires gonflantes). Environ 30 000 bouteilles. Un terroir unique (butte à 40 m d’altitude sur le fameux plateau de Pomerol aux argiles profondes sur un lit de crasse de fer) sur lequel le cépage Merlot s’épanouit de manière exceptionnelle, lié à une approche viti-vinicole respectueuse des aléas naturels. Fidèle à lui-même, ce Pomerol 2004 est splendide, dans la grande tradition bordelaise, et l’on ne peut que regretter que ce millésime se situe entre les 2005 et 2003, la mode risquant de le laisser à l’écart. Il dévoile toute sa subtilité, sa complexité, alliant une grande distinction à une matière pleine, un millésime extrêmement charmeur, onctueux, puissant, corsé et souple à la fois, d’une structure de “cathédrale”, très élégant, très riche en arômes avec cette note de truffe fraîche qui le caractérise. L’archétype du vin rare, qui se dévoile dans le temps. À ses côtés, ce 2003, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes mais toujours très savoureux, de grande garde. Le 2002 , chaleureux, très charpenté mais très élégant, est de robe intense, aux nuances de vanille et de cassis, un vin racé et corsé, concentré au nez comme en bouche, très équilibré. 2001 : truffe, fruits macérés, humus… sont les premières sensations de ce très grand vin, le “velours” à l’état pur, où cette structure impressionnante sait se fondre dans une distinction incroyable, qui lui confère un potentiel d’épanouissement réellement exceptionnel, de très grande garde. 2000 : puissance et distinction, chaleur et ampleur, une très grande complexité d’arômes (cuir, griotte confite…), un vin d’une grande harmonie, d’une très belle matière en bouche, majestueux, de très grande garde. 99 : la saveur même. Complexe et gras, aux tanins présents, riche et parfumé en bouche, un beau vin charnu, charmeur, qui fleure les épices et les fruits frais, alliant puissance et finesse, dont le velouté est très caractéristique des vins de Pomerol. 98 : exceptionnel. D’un très grand classicisme, de couleur intense avec des senteurs de truffe, de champignon, un côté animal, de cuir, vraiment superbe, encore jeune, complexe, de lente évolution. 97 : remarquable. De robe pourpre foncé, aux arômes prononcés de musc, de truffe, de fraise des bois, aux tanins soyeux, de bouche généreuse, un vin très savoureux.
Jean-François Moueix Duclot - Rue Macau 33027 Bordeaux Cedex Téléphone :05 56 50 25 62 Télécopie :05 56 50 85 07
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Château la BONNELLE
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Beau Saint-Émilion GC 2005, intense et charmeur, riche en couleur, corsé, charpenté, qui sent bon les fruits cuits et les sous-bois, de bouche puissante mais très élégante, prometteur, bien sûr. Le 2003 est de robe soutenue, au nez très expressif de fruits macérés, de bouche charnue, très équilibrée entre puissance et souplesse, très prometteur. Excellent 2002, aux notes de fruits rouges frais, de bouche ample et suave, non encore à maturité. Le 2001 est vraiment charmeur, de robe pourpre soutenu, d’une belle concentration, aux notes de griotte mûre et d’épices, un vin qui allie harmonie et richesse, de garde comme le 2000, corsé, ferme et soyeux à la fois, qui commence à très bien s’apprécier. Excellent rapport qualité-prix-typicité. Vignobles Sulzer Saint-Pey-d’Armens 33330 Saint-Émilion Téléphone :05 57 47 15 12 Télécopie :05 57 47 16 83 Email : vignobles.sulzer@wanadoo.fr
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Château HAUT-PLANTADE
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 Coup de cœur pour leur Pessac-Léognan rouge 2005, un vin de couleur intense, richement bouqueté, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, avec ces notes de fraise des bois surmûrie, un vin dense et velouté, très élégant, ample, de belle évolution. Remarquable 2004, de couleur soutenue, équilibré, parfumé, aux tanins fermes, au nez complexe de cassis et d’épices, associant souplesse et structure, un vin qui commence à s’ouvrir et s’apprécie sur des magrets. Le Pessac-Léognan blanc 2005, d’un bel aspect jaune et or, où l’on retrouve des notes de fleurs blanches et de noisette, avec des nuances de pêche fraîche en bouche, est un vin savoureux et charmeur. Plantade Père et Fils 33850 Léognan Téléphone :05 56 64 07 09 Télécopie :05 56 64 02 24 Email : hautplantade@wanadoo.fr |
CHATEAU DE CHANTEGRIVE
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AU SOMMAIRE CETTE SEMAINE
A LIRE

A VOIR EGALEMENT
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Le site de Patrick Dussert-Gerber |
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Aucune marge n'est prise sur les ventes |
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Le site de Millesimes |
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Une selection de Grands Vins |
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NOS AUTRES SITES THEMATIQUES
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CLASSEMENT COTES-DE-BORDEAUX
COTES
Dans ces appellations de Côtes, il s’agit de savoir choisir les vins racés sans se laisser distraire par des cuvées dépersonnalisées (à ne pas confondre avec les belles cuvées de prestige retenues), faisant fi des terroirs. On a alors accès à de grands vins charnus et complexes, à des prix très séduisants, dans toutes les appellations. C’est ce qui ressort du Classement, qui regroupe les Côtes de Bourg, les Premières Côtes de Blaye, les Premières Côtes de Bordeaux et les Côtes de Castillon. |
PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS
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PREMIERES-COTES
DE-BORDEAUX |
LAROCHE RICAUD ANNICHE BRETHOUS MILLE ANGES PIC PLASSAN FARIZEAU GENISSON JUGE (LESTIAC)
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COTES-DE-CASTILLON
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BEL-AIR BRÉHAT HAUT-BEYNAT ARTHUS LA BRANDE
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DEUXIEMES GRANDS VINS CLASSÉS
COTES-DE-BOURG |
GENIBON-BLANCHEREAU SAUMAN* (BARBE*) LABADIE LE BREUIL GRANDS-THIBAUDS VIAUD* FLORIMOND-LA-BRÈDE LA GRAVE (MACAY) MONTAIGUT
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PREMIERES-COTES
DE-BORDEAUX
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BRANA FAYAU (GRIMONT*) LES HAUTS DE PALETTE PENEAU (CAVE QUINSAC) LA CROIX BOUEY LA FORÊT* (GRAND MOUËYS*)
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COTES-DE-CASTILLON
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CASTEGENS* BRISSON PUY-GARANCE ROQUEVIELLE
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PREMIERES-COTES
DE-BLAYE
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ANGLADE BELLEVUE BERGERE-BRIMAUD* BLANCHARD* (PETITS-ARNAUDS)
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TROISIEMES GRANDS VINS CLASSÉS
COTES-DE-BOURG |
(BELAIR-COURBET) COUBET* (MERCIER*) LES HIVERS GRILLET* (MARTINAT*)
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PREMIERES-COTES
DE-BORDEAUX
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(BARREYRE) HAUT-MAURIN (LES JÉSUITES)
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PREMIERES-COTES
DE-BLAYE
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BRETONNIÈRE GIGOTERIE* (MOULIN DE PRADE) (SEGONZAC*)
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COTES
IMPORTANT : l’exceptionnel rapport qualité-prix de plusieurs crus de ce Classement, dans toutes les catégories, explique leur place par rapport à d’autres crus plus connus (et souvent bien plus chers), voire par rapport à des cuvées (très) “spéciales” (ou autres “vins de garage”) qui n’ont rien à voir avec l’entité du vignoble (généralement absentes de ce Classement) Il faut donc tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand vin, intrinsèquement sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre vin, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix-plaisir est excellent. Comme dans l’ensemble des autres Classements, cela ne remet bien entendu pas en cause le très haut niveau qualitatif du vin le plus réputé (et donc le plus cher). Il esiste également une hiérarchie interne à chaque catégorie, qui décline donc tout naturellement le Classement, les “Premiers” des Troisièmes Grands Vins Classés par exemple étant très proches de la catégorie supérieure.
Le but de ce Classement n’est donc pas de “comparer” tel ou tel cru, et encore moins telle ou telle appellation. C’est dans son appellation qu’il faut situer le Classement de tel ou tel vin, par rapport aux autres vins de sa même appellation. Chaque cru retenu possède son propre caractère et demande à être apprécié en tant que tel, sans faire une comparaison avec tel ou tel autre. Le seul fait d’être dans ce Classement (ouvert à tous) est un gage de qualité, et le rapport qualité-prix-typicité est le seul critère retenu. Les absents le sont généralement faute d’un nombre conséquent de millésimes dégustés ou n’ont pas (encore) été sélectionnés.
Ce Classement n’est pas statique, situe tel ou tel vin par rapport à des dégustations, et est donc régulièrement réactualisé. Il ne peut et ne doit pas être confondu ni comparé avec aucun autre classement, officiel ou non, qui emploierait le terme de “cru classé” ou “grand cru” ou “grand vin” ou n’importe quel autre terme, et ne remet bien sûr pas en cause un classement officiel existant, s’il en existe.
* Peut mériter mieux dans certains millésimes. Dans toutes les catégories, le cru peut alors parvenir à la tête de la sienne, voire passer dans une catégorie supérieure.
(--) Classement relatif à l'heure actuelle, qui devrait se confirmer, dans un sens comme dans l'autre, en fonction de l’évolution des prochains millésimes.
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